La formule est fixe et l’indice est public. Ce qui coûte cher, c’est de réviser trop tard : passé un an, la révision de l’année est perdue.
La révision n’est pas une négociation : elle applique une formule que la loi fixe. Le loyer hors charges est multiplié par le rapport de deux indices — celui du trimestre de référence pour l’année en cours, et celui du même trimestre l’année précédente.
nouveau loyer = loyer actuel × (IRL du trimestre de référence cette année ÷ IRL du même trimestre l’an dernier)
On applique le rapport, pas le pourcentage arrondi que publie l’INSEE. Sur un loyer de mille euros, la différence est de quelques centimes — et c’est exactement ce qu’un locataire recalcule.
C’est le piège du dispositif, et il est silencieux : rien ne prévient. Le bailleur qui ne demande pas la révision dans l’année qui suit la date prévue au bail la perd — définitivement pour cette année-là (article 17-1 I alinéa 2 de la loi du 6 juillet 1989). Elle n’est ni reportable, ni rétroactive : à l’échéance suivante, on repart de l’ancien montant.
Sur un loyer de 850 €, une révision oubliée à 1,15 % représente 117 € perdus sur l’année — et l’écart se reporte sur toutes les années suivantes, puisque la base n’a jamais été relevée.
France métropolitaine, base 100 au 4e trimestre 1998. L’INSEE publie un indice par trimestre, environ six semaines après la fin du trimestre concerné.
| Trimestre | Indice |
|---|---|
| 2e trimestre 2026 | 148,37 |
| 1er trimestre 2026 | 146,60 |
| 4e trimestre 2025 | 145,78 |
| 3e trimestre 2025 | 145,77 |
| 2e trimestre 2025 | 146,68 |
| 1er trimestre 2025 | 145,47 |
| 4e trimestre 2024 | 144,64 |
| 3e trimestre 2024 | 144,51 |
Source : INSEE, série 001515333. Table à jour au —. Un indice plus récent ? Saisissez-le à la main dans le calculateur.
On multiplie le loyer hors charges en cours par le rapport de deux indices : celui du trimestre de référence indiqué au bail pour l’année en cours, divisé par celui du même trimestre l’année précédente. Les charges ne se révisent pas par l’IRL — elles se régularisent sur les dépenses réelles.
Celui que le bail désigne. À défaut de mention, c’est le dernier indice publié à la date de signature du bail qui sert de référence, et le même trimestre revient chaque année.
Non. Elle suppose une clause de révision annuelle dans le bail (article 17-1 I de la loi du 6 juillet 1989). Sans cette clause, le loyer ne peut pas être augmenté pendant toute la durée du bail, et cela ne se rattrape pas.
Il dispose d’un an à compter de la date de révision prévue pour la demander. Passé ce délai, la révision de cette année-là est perdue : elle n’est ni reportable ni rétroactive, et le loyer repart de l’ancien montant à l’échéance suivante.
Non. Le loyer d’un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être révisé depuis le 24 août 2022 en métropole. Le gel dure tant que le classement ne s’améliore pas.
L’indice du 2ᵉ trimestre 2026 s’établit à 148,37, en hausse de 1,15 % sur un an. L’INSEE publie un indice par trimestre, environ six semaines après la fin du trimestre concerné.
Un calcul juste ne suffit pas : le locataire doit être informé, et l’information doit porter les deux indices pour qu’il puisse vérifier. Atlas produit la lettre, gratuitement et sans compte — comme les six autres actes.